En théorie, le don de sperme ou d’ovocyte est gratuit et anonyme en France. Mais d’autres pratiques se développent, parfois illégales, comme le recours à des mères porteuses, qui correspond à près de 400 naissances par an. La révision de la loi de la bioéthique prévue en 2009 devra se pencher sur ces questions.
Invité fil rouge : Elisabeth Badinter, philosophe et écrivain, auteur de « L’infant de parme » (Fayard)
Reportage : Dons de gamètes : faut-il lever l’anonymat et revenir sur la gratuité du don ?
Dominique LE LANNOU, chef de service CECOS de Rennes
René FRYDMAN, chef du service gynécologie-obstétrique, Hôpital Antoine Béclère de Clamart
Nelly FRYDMAN, responsable du laboratoire de fécondation in vitro, Hôpital Antoine Béclère
Arthur KERMALVEZEN, auteur de « Né de spermatozoïde inconnu » (Presses de la Renaissance)
Carine CAMBY, directrice de l’agence de Biomédecine
Reportage : La gestation pour autrui en France
Reportage : L’exemple anglais Le groupe de travail sénatorial « Maternité pour autrui » présidé par la sénatrice du Puy de Dôme Michèle André, s’est rendu en mai à Londres, où le recours à une mère porteuse est légal depuis 1985. Reportage de Delphine Girard et Flora Sauvage.
NDLR de LPLM : (suite)Une femme sans utérus a t’elle le droit d’avoir un enfant ? cette question volontairement provocatrice permet de rentrer dans le vif du sujet. En effet, les femmes dont l’utérus ne permet de porter une grossesse jusqu’à terme doivent être elle "punie" de maternité ? On peut lui opposer qu’il existe toujours l’adoption, mais le recours à la mère porteuse pour un couple permet de voir naitre un enfant avec une partie du patrimoine génétique du couple, voire l’intégralité si les 2 gamètes des parents ont pu être prélevés. Tout ceci implique de faire une séparation entre mère biologique et mère intentionnelle, tout comme a été fait depuis longemps la différenciation père géniteur et père de facto. On peut se mettre aussi du côté de la mère porteuse, n’est ce pas une objetisation de la femme ou du ventre de la femme, les risques de voir une femme vendre son corps pour survivre impose des limites très strictes. Selon des témoignages de mères porteuses en angleterre pays où la gestation pour autrui est légale) et l’expérience de médecins 15% des mères souffrent de dépression post partum, pour les mères porteuses ce taux est réduit, peut être parce que les mères porteuses ne sont autorisées à porter un enfant pour un couple qu’après avoir satisfait à des critères tant physiques, psychiques que financiers.